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Harrow School est une école privée réservée aux garçons et située sur la colline Harrow-on-the-Hill au nord-ouest de Londres.
J'ai eu la chance, dans mon jeune temps, de faire une escapade dans l'un des internats de l'école.
C'est à ce moment là que j'ai compris pourquoi (et encore à notre époque), les filles n'avaient pas leur place dans cet établissement.
Je suis totalement pour la reconnaissance sociale de la famille homoparentale.
Même si la famille reste le lieu privilégié du ressentiment, de la frustration, de l'angoisse et de l'aliénation.
La famille peut aussi être le lieu de l'épanouissement: on ne noie pas toujours les chatons dès qu'ils naissent. Enfin, c'est ce qu'on espère pour ces deux jeunes hommes.
Voir Loufi est un moment intriguant.
Loin de femme et enfants, sa démarche reste profondément paternelle.
Elle devient soudainement autre quand je lui apprends ce qu'il ne sait pas encore et l'amène à une chose certaine :
une éjection jouissive de foutre.
Les séances piscines sont pour moi un plaisir visuel constamment renouvelé.
Certains, comme moi, regretteront la disparition du vestiaire backroom de la piscine K. (Paris).
Actuellement, ma préférence va pour un lieu aux combinaisons de mecs entre eux assez impressionnantes, où
se côtoient en slip moule-burnes bons potes étudiants, salariés, lycéens, voire grand frère et petit frère.
La sexualité n'a ici rien de comparable avec celle de la piscine K., mais elle est omniprésente.
C'est en cela que réside le plaisir de mater à la piscine.
Parfois, je me retrouve seul avec la femme de mon amant.
Pour rendre supportable ces moments d'ennui certain, je la questionne:
- Comptes-tu envoyer prochainement l'aîné chez les scouts?
A sa réponse, la pauvre ne semble avoir aucune conscience de l'ampleur sexuelle que recouvre le scoutisme.
Et c'est tant mieux pour son fils.
- Je passe devant un de ces salons de coiffure dits "populaires"
- J'entre et dit bonjour à Mostafa (c'est lui qui me coiffe)
- J'embrasse du regard l'assemblée, mélange de mecs céfrans et rebeux, qui attendent leur coup de tondeuse.
- Je félicite Mostafa pour sa belle brochette (on n'a pas idée d'avoir une clientèle aussi sexe)
- Je m'en retourne ragaillardi.
Il est souvent intéressant d'observer les hommes en milieu clos, dans un sauna par exemple.
Arrêtons-nous sur deux collègues : ils échangeront certainement sur le travail, la politique, des faits anodins, en toutes complicité. Que signifie alors ici "homosexualité", quand elle perd son sens commun?
Au sortir du réveil:
- votre lit est bizarrement humide ?
- vous avez la barre ?
- votre caleçon est auréolé de tâches suspectes ?
Cela mérite réflexion.
Les jeunes ont cette constante tendance à se précipiter dans les bras l'un de l'autre et mimer les clichés de l'amour.
Dans le meilleur des cas, il s'agit d'une première étape pour découvrir la baise, à l'âge où l'on s'astique frénétiquement, cherchant désespérément conseil auprès de potes tout aussi ignares. Ils trépignent ces jeunes, obstinés à la foutre quelque part, qu'importe le prix, plus soucieux d'assurer une performance, de maintenir leur popularité au mépris de tout ébat imaginatif, de la relation décomplexée.
Dans le pire des cas, un couple se forme, union basée sur la tromperie d'un amour factice.
Je l'avoue les amis, cela peut être désespérant.
Ces quelques clichés constituent des premiers essais de photos de rue. Ce sont des scènes de Paris Plage 2005. A l'heure actuelle, mes conclusions restent très simples : la photo de rue est une pratique difficile et frustrante. Outre le fait d'essayer de faire des clichés qui tiennent la route, on est rapidement confronté à un nombre incalculable d'événements potentiellement "photographiables". Le choix est alors cornélien. D'autant qu'un événement disparaît aussi vite qu'il est apparu et ne reste alors que notre mémoire et le souvenir pour garder intact la scène dont nous avons été témoin.
Je me permets de mettre en ligne ces quatre clichés pour leur valeur plus symbolique qu'esthétique. Parce qu'être pompier, c'est avant tout se complaire dans une communauté majoritairement masculine, lieu où les manifestations d'affection entre hommes, poussées à leur paroxysme, sont en décalage avec une vie civile plutôt frileuse. On pourrait aborder (mais ce sera pour une prochaine fois) le thème du sport et sa fonction particulière d'exutoire, supplantant le temps d'un instant la relation homme-femme instituée en modèle.
Pour résumer : les pompiers aiment être ensemble et sont extrêmement taquins.
Certains portent sous leur short des slips tandis que d'autres sont dans leur plus simple élément. Croyez-moi sur parole.
Celui-ci s'est mis à bander après un corps à corps improvisé avec son collègue de droite.
Enfin, un avis purement subjectif : les pompiers suintent le sexe.